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Le rayonnement solaire moyen annuel est de 1 150 kWh/m2 en Île-de-France soit seulement 20% de moins que dans le sud de la France. Cette énergie peut être utilisée via des capteurs solaires thermiques pour produire de la chaleur, application la plus courante (eau chaude sanitaire et/ou chauffage), mais aussi du froid (rafraîchissement solaire).
© OPAC de Paris/Tecsol
Utiliser l’énergie du soleil au travers de capteurs solaires pour chauffer l’eau chaude sanitaire des logements, des hôpitaux ou des maisons de retraite et chauffer l’eau des piscines est une technique éprouvée et performante du point de vue tant économique qu’environnemental et largement diffusable en Île-de-France.
L’Île-de-France, première région française en termes de population, présente probablement le plus grand potentiel régional en matière de solaire thermique. Elle représente, en effet, à elle seule, 10% du parc national de maisons individuelles et plus de 25% des logements collectifs équipés de chauffage central. Par ailleurs, si l’ensoleillement moyen annuel est plus faible au nord de la Loire que dans le Sud de la France, l’énergie du soleil peut en revanche y être utilisée sur une plus grande période (saison de chauffe plus longue) et il suffit d’installer seulement 20% de surface de capteurs supplémentaires pour capter la même quantité d’énergie que dans le sud de la France.
On estime, en théorie, qu’en Île-de-France, 20 à 30% des besoins de chauffage et 50 à 60% des besoins en eau chaude sanitaire des pavillons ou des logements collectifs pourraient être couverts par le solaire thermique.
Les applications du solaire thermique ne se limitent pas à la production de chaleur. Le rafraîchissement solaire constitue une alternative aux systèmes de climatisation habituels.
Encore peu développée en France, cette application a pour avantage d’assurer un niveau de rafraîchissement satisfaisant (écart de 4 à 5°C par rapport à l’extérieur). L’un des avantages de cette solution est la concordance entre la ressource (ensoleillement) et les besoins en rafraîchissement.
Le rafraîchissement solaire permet aussi d’éviter l’émission de gaz à effet de serre. En effet les pointes de production électrique l’été sont pour partie assurées par des centrales thermiques fioul, charbon ou gaz qui émettent d’importantes quantités de gaz à effet de serre.
Le principe de la climatisation solaire ainsi qu’un exemple en résidence pour personnes âgées peut être téléchargée ici. (télécharger la fiche TECSOL)
Dans les années 80, l’Île-de-France fût, en réaction aux deux chocs pétroliers, l’une des régions les plus dynamiques en termes de réalisation d’opérations solaires thermiques. Outre les installations dans l’habitat individuel, ce sont spécialement les chauffe-eau solaires dans le logement social collectif et le chauffage de piscines communales qui se sont développés.
Un premier état des lieux réalisé en 2000 avait permis de recenser 96 opérations, réalisées entre 1978 pour la plus ancienne et 1988 pour la plus récente, dont seulement une trentaine était encore en fonctionnement. L’étude avait par ailleurs mis en évidence que la principale cause de perte d’efficacité voire d’abandon des installations était le manque d’entretien et de maintenance et très rarement un défaut de conception. L’étude pointait également un besoin de formation spécifique à la maintenance des chauffe-eau solaires pour les agents d’exploitation chargés du chauffage.
En 2003, seules 27 installations solaires thermiques étaient encore en fonctionnement (étude Observ’ER pour l’Ademe Île-de-France et l’Arene).
Depuis, plusieurs initiatives ont permis d’inverser cette tendance : aides du Conseil régional et de l’Ademe, crédit d’impôts, professionnalisation des installateurs de systèmes solaires thermiques (cf appellation Qualisol).
Ainsi, en 2005, 204 installations solaires thermiques ont été recensées sur le territoire francilien, représentant près de 10 630 m² de capteurs. La chaleur produite à partir de ces équipements est estimée à 4,5 GWh.


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28/07/2010